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Monastère de Tövkhön

Le Monastère de Tövkhön se situe à une altitude de 2312 mètres, au sommet de la montagne sacrée Shireet Ulaan.  Entouré de roches et de forêts de mélèzes, il domine la vallée de l’Orkhon.

Le monastère fut construit en 1651 par le jeune Zanabazar   alors âgé de 14 ans.  Zanabazar, qui était un sculpteur doué, ainsi qu’un peintre et musicien, utilisa pendant plus de 30 ans le monastère, à l’origine appelé Bayasgalant Aglag Oron, « Pays de solitude heureuse », pour sa retraite personnelle.

Une cellule lui était réservée dans laquelle il venait se recueillir. C’est dans cette petite cellule de pierre qu’il aurait composé l’alphabet Soyombo, ainsi que plusieurs de ses œuvres les plus célèbres

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Les chutes de l’Orkhon

Les Chutes de l’Orkhon sont en réalité les chutes de la rivière Ulaan Tsutgalan. La rivière se déverse dans un canyon spectaculaire formé suite à un tremblement de terre et une éruption volcanique il y a plus de 20 000 ans, formant une cascade de 20 mètres de haut et 10 mètres de large.

Le site est enchanteur par le contraste entre la blancheur de l’écume et la roche noire qui forme les parois du canyon. En descendant le long de ces parois jusqu’au pied de la chute, vous découvrirez les arbres et les fleurs (pivoines sauvages) qui profitent de l’abondance d’eau pour se développer.

Depuis le campement des familles environnantes, elles constituent une idéale excursion de quelques heures, que ce soit pour une randonnée le long de la rivière ou une chevauchée dans les steppes.

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Le rocher de Taïkhar

Le rocher de Taïkhar se trouve à 22 km au nord-ouest de Tsetserleg, sur le territoire du village d’Ikh Tamir, au sud de la rivière Khoïd Tamir. C’est un gros rocher de granit de 20 mètres de haut, couvert d’environ 150 inscriptions en différentes langues et de diverses époques (écritures runique, sogd, ouïghour, mongole, nangiad, tibétaine). La plus ancienne est l’écriture runique, datant de la période turque des VIème et VIIIème siècles. Un ovoo se trouve à son sommet. Malheureusement, plusieurs années de graffitis ont eu raison des inscriptions, qui ne sont désormais plus guère visibles. Le gouvernement l’a pris sous sa protection en 1994.

Légendes

L’une des légendes attachées au rocher de Taïkhar raconte que Bukhbilegt, un guerrier géant, jeta ce rocher au sol sur un serpent qui sortait de terre, ce qui expliquerait son étrange présence à cet endroit.

Une autre légende locale raconte que ce rocher symbolise l’amour de deux amants malheureux. L’amour de Tamir, une jeune fille de la région, et de Taïkhar, aurait été empêché par le seigneur local, qui souhaitait épouser la belle Tamir. Cette dernière s’est enfuie dans la direction de la rivière. Son amant s’est posté le long du cours d’eau pour attendre son retour. L’attente étant interminable, il a fini par se transformer en un rocher, campé pour l’éternité le long de la rivière sans jamais pouvoir la rejoindre.

Il est également dit que ceux qui arriveront à lancer une pierre au sommet deviendront riches.

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“Ulaan Tsokhio” vallée de Shuranga

Le rocher de Shuranga, 28 m de longueur. se trouve a 100km au nord ouest de Arvaikheer, sur le territoire du village d’Uyanga, la rivière Shuranga. On peut voir les quelques inscriptions anciennes sur le rocher, mais c’est tellement abimées par toutes les conditions climatiques. Les locaux disent que, si on arrive jeter un caillou au desus ce rocher, les souhaits seraient réalises, ca apporterait la richesse. Les voyageurs s’arrêtent ici pour essayer de jeter un caillou.

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l’Empire Mongol la capitale à Karakorum

En 1220, Gengis Khan avait décidé d’établir son camp de base sur la rive gauche du fleuve Orkhon à Karakorum, y laissant femmes et administration centrale durant ses campagnes militaires.

Karakorum deviendra rapidement le centre économique, politique et culturel de la Mongolie, cité prospère située sur la route de la soie, carrefour des cultures et des peuples. Son rayonnement durera une quarantaine d’années, jusqu’à ce que Kubilai Khan, l’un des petit-fils de Gengis Khan, ne décide de fonder la nouvelle capitale de l’empire à Khanbalik, à l’endroit de l’actuelle Beijing.

Le déclin de Karakorum commença dès lors et en 1338 la ville fut entièrement détruite. Il ne reste malheureusement que très peu de traces de la capitale mongole du XIIIème siècle. Les fouilles archéologiques entreprises n’ont mis à jour qu’une infime portion de la ville : sur les 4 tortues qui supportaient les stèles de la ville, trois ont été retrouvées, deux d’entre elles se trouvent encore dans l’actuelle Karakorum (à l’extérieur de l’enceinte du monastère d’Erdene Zuu et sur les collines avoisinantes la ville).

Des pourparlers sont en cours depuis des années pour faire de la cité la capitale de Mongolie, mais vu l’état actuel de la petite ville et le travail titanesque qu’il faudrait fournir, ce projet est pour le moment resté lettre morte. La ville s’apparente plus à une grosse bourgade de campagne et est surtout attrayante grâce au monastère d’Erdene Zuu et au nouveau musée archéologique construit avec l’aide des japonais.